Bachar Al-Assad, le tueur en série et en Syrie, le "partenaire" d'Olmert et de Sarkozy vient de commettre un massacre contre son propre peuple
Les mains sales de la politique : tel est le sentiment qu' inspirent Olmert, Sarkozy et Kouchner dans leur détestable "politique" - si l'on peu parler cela de politique - avec la Syrie.
Sarkozy va-t-il réagir alors que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, se trouve à Paris pour préparer la visite de Bachar Al-Assad en France, à l’occasion du sommet de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet, et pour participer au défilé du 14 juillet ?
Comment ne pas avoir honte pour la France et pour Israël lorsqu'on apprend le massacre perpétré samedi et dimanche - et peut-être encore aujourd'hui - dans la prison de Sidnaya, près de Damas ?
Certes les prisonniers de Sidnaya étaient des islamistes détenus à la prison militaire de cette ville. On sait qu' Assad-père-et-fils ne fait pas la fine bouche contre les islamistes lorsqu'il les abrite au nom du Hamas contre Israël ou lorsqu'il soutient Ahmadinejad ou les terroristes en Irak. Mais la Syrie, façon Assad-père-et-fils, n'a d'autre idéologie que la perpétuation de sa dictature au nom de la Grande Syrie qui a déjà avalé le Liban et rêve d'avaler Israël et la Jordanie, quitte à y mettre deux cents ans, disait déjà Hafez el Assad. En février 1982, Hafez el Assad baignait dans le sang les Frères musulmans à Hama, en massacrant au moins 20.000 des leurs (certains prétendent 30.000 !).
Les prisonniers de Sidnaya se sont révoltés contre la torture et les conditions de détention dont ils sont victimes.
Ce 5 juillet, les "services" syriens ont tiré à balles réelles contre les mutins. Selon la télévision Al Arabiya, on compterait déjà 104 morts.
Bien entendu, les communications téléphoniques sont coupées et le réseau de téléphonie mobile neutralisé pour empêcher l’information de circuler. Mais aujourd'hui il est quasiment impossible de bloquer toutes les informations. La télévision libanaise New TV, a pu interviewé un rescapé du massacre qui affirmait que les forces syriennes avaient assassiné des prisonniers pendant leur sommeil. Ces derniers se sont alors révoltés et pris en otage des dizaines de policiers pour tenter négocier avec les autorités.
L'ironie est que Nicolas Sarkozy et Kouchner avaient effrontément osé affirmer que la Syrie avait "aidé" à normaliser le Liban en favorisant l'élection du Président de la République, le général Suleiman (en fait tenu en laisse par Assad). Du coup, prétendaient-ils, il fallait "normaliser" les relations avec la Syrie et inviter Bashar el Assad, le tueur en série repenti.
Assad, inquiet par l'emprise de l'Iran sur le pays et par la peur d'un Tribunal international pour condamner ses crimes dont celui de Harari, essaye de se rapprocher avec les USA, la France et Israël, en prenant le Golan en prime.
Il prétend vouloir introduire une dose de respect des droits de l’homme, une ouverture politique et une certaine démocratisation. C'est pourquoi, le ministre-acolyte des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, s'était prêté à une conférence à l’IFRI, à Paris, au cours de laquelle, selon le journaliste libanais Khaled Asmar, un journaliste l’a interrogé sur « la possible libération de prisonniers politiques en Syrie à l’occasion de la fête nationale française du 14 juillet à laquelle participe Assad ». Usant de la langue de bois légendaire, Al-Moallem a rétorqué, selon Asmar, que « la Syrie espère la fermeture rapide de Guantanamo », esquivant ainsi la question sur les prisonniers en Syrie.
Le cirque politique atteindra un sommet le 14 juillet, lorsque l'on verra défiler, au nom se la France, de la République et de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Assad, Abbas, Olmert, l'inévitable Ingrid Betancourt fraternellement unis autour de Sarkozy et Kouchner.
Plus que jamais, nous signons et persistons, comme nous le répétons dans ce site qu'il est indécent, scandaleux et politiquement stupide, de prétendre faire la paix avec la Syrie tant qu'elle sera dirigée par la maffia actuelle.
Avons-nous fait Israël pour de tels desseins ?