Les mêmes méthodes et les mêmes armes mais pas le même résultat
Tout se vérifie, tout concorde : l'atroce attentat terroriste, rue Jaffa, à Jérusalem; les capitulations israéliennes face aux terroristes du Hamas et face aux terroristes du Hezbollah; la libération d'Ingrid Bétancourt par l'armée colombienne.
Après de multiples précédents similaires, Israël a conclu une nouvelle fois un marché de dupes avec la vermine terroriste qui infecte le Liban. Des terroristes dangereux seront libérés en échange d'ossements. Un marché pire encore est conclu avec la vermine terroriste qui infecte Gaza : pour obtenir, peut-être, un soldat vivant, on se dit prêt à libérer des centaines de terroristes, qui, aussitôt, comme lors de tous les précédents "échanges", assassineront d'autres israéliens.
Et, simultanément, l'équipe qui détient le pouvoir à Jérusalem promet la fermeté, des réactions militaires violentes qui ne se produisent pas. C'est parce que les terroristes savent que ces réactions verbales seront sans effet qu'ils récidivent indéfiniment. C'est parce qu'ils se savent assurés de l'impunité qu'ils continuent d'envoyer des roquettes sur Israël, qu'ils tentent de prendre d'assaut les barrages frontaliers et des tueurs dans les rues des villes israéliennes pour y massacrer des civils. Ils continueront indéfiniment, tant qu'ils ne seront pas écrasés.
Comment juger la population d'Israël qui subit à la fois l'assaut terroriste et l'ineptie dramatique d'une politique qui consiste à observer une trêve unilatérale, à ravitailler l'entité terroriste de Gaza en énergie et en ravitaillement payés en invectives, en insultes, en crachats et en explosions de roquettes et de bombes ?
L'opération militaire qui a abouti à la libération d'Ingrid Bétancourt et d'une dizaine d'autres otages est la preuve par neuf que la politique d'Israël est une folie et qu'une seule politique est payante face aux terroristes : la force et le savoir faire militaires.
Car paradoxalement, Israël a joué un rôle clef dans cette opération de libération.
La presse a rapporté que l'armée colombienne s'est modernisée en important des équipements et des méthodes israéliennes. Les soldats sont armés de fusils d'assaut Galil. Des équipements de renseignement électroniques israéliens ont permis la localisation et l'interception des communications des terroristes qui ont été obligés de revenir au système des messagers à pied. L'armée de l'air colombienne, après avoir utilisé le Mirage français, avait adopté le Kfir israélien.
C'est par une ruse de guerre que l'armée colombienne a soustrait les otages aux terroristes des FARCS : une ONG fictive a infiltré le groupe terroriste chargé de la surveillance des prisonniers et les a embarqués en hélicoptère vers la liberté, faisant croire aux terroristes qu'on les transférait vers un autre lieu de détention.
A l'époque où Israël se battait avec les mêmes méthodes, il était considéré, respecté dans le monde et inspirait la crainte à ses ennemis. Il se contente aujourd'hui d'enseigner l'anti-terrorisme à d'autres victimes du terrorisme. Quant à lui, il cède aux terroristes. Au lieu de leur annoncer des représailles douloureuses, il répète qu'il est prêt à consentir des sacrifices douloureux.
C'est risible et tragique à la fois.
C'est un cauchemar, dont la nation israélienne est la victime : victime des terroristes et de son propre gouvernement.
Combien de temps cela peut-il durer ?
Le cauchemar prendra-t-il fin avant que ce texte, écrit avec du sang innocent et des larmes d'impuissance, ne soit imprimé ? Ou bien, Israël se laissera-t-il détruire, parce que son peuple n'aura pas su se libérer de la vermine terroriste et de dirigeants qui ne dirigent plus ?