David Ben Gourion a proclamé la création de l'Etat d'Israël, sans craindre de poursuites en justice. Par chance pour le Peuple juif, il n'y avait tout simplement pas de juges à Jérusalem à cette époque pour "lui mettre des bâtons dans les roues" Par conséquent, les forces de Défense se préparèrent à une guerre face aux Arabes qui savaient exactement ce qu'ils voulaient, à savoir éliminer l'entité sioniste avant même qu'elle ne prenne son envol dans le monde, couper le cordon ombilical et tuer l'embryon encore relié aux entrailles qui allaient lui donner le jour.
Au moins, ils ont échoué dans cette mission, mais depuis, ils n'ont jamais renoncé. Avec l'aide de "bons Juifs", de libéraux jurés, d'anarchistes ou justes de naïfs se faisant des illusions, ils font tout leur possible pour trancher la tête du foyer juif du Peuple juif qui lui avait été promis lors de la proclamation de Balfour et dans les chartes internationales qui suivirent.
L'un d'entre eux, Ami Ayalon, illustre soldat combattant d'antan et sombre politicien actuel, demande à présent de donner aux Arabes une "autonomie culturelle" à l'intérieur de l'Etat d'Israël, ce qui signifie ni plus ni moins la légalisation d'une séparation de l'Etat d'Israël et le ralliement culturel à "l'Etat palestinien", dans le cas où il verrait le jour à l'Est de Kfar Saba.
D'autres demandent de placer des pancartes en souvenir de tous les villages arabes qui ont été remplacés par des villages juifs et de signaler ainsi leur emplacement. Cette requête invraisemblable, faisant en fait allusion à toutes les villes et tous les villages du pays, a déjà été agrée par le KKL. Ainsi, par exemple, une pancarte portant le nom de "Oum Halad" sera placée près de Natanya, près de Modiin, apparaîtra un panneau sur lequel sera inscrit le nom de "Almouradj", près d'Ashkelon, une pancarte indiquera "Madjdal", près de Sdérot, une autre arborera le nom de Nadjid Walid, près de Rosh Haayin, il y en aura une qui rappellera l'emplacement de "Madjdel Yabah", et ainsi de suite.
Il faut mettre un terme à ce vent de folie qui s'étend de plus en plus et partout, y compris dans les universités et les théâtres. Nous en avons les moyens.
Pas question de transfert, mais de quelque chose dans le genre:
- Quiconque ne souhaite pas vivre dans l'Etat juif avec tout ce que cela comporte, devra rendre sa carte d'identité.
- L'hébreu doit être la seule langue officielle du pays.
- Plus question de nationalités multiples. Il ne doit y avoir en Israël qu'une seule et unique nationalité qui doit être imposée par le fait d'y vivre.
Juifs et Arabes doivent choisir entre vivre ici, avec tous ces impératifs ou s'en aller ailleurs.
Il y aura aussi bien sûr des interdictions : celle, par exemple, de ne pas se rendre dans des pays ennemis, conformément à la récente proposition de loi d'Esterina Tartman, député de la Knesset ; il sera également interdit d'inciter au terrorisme. Le sionisme est le mouvement national du Peuple juif. C'est grâce à lui que l'Etat d'Israël a vu le jour et que des millions de Juifs ont été sauvés. Celui qui n'en veut plus ou qui veut faire d'Israël autre chose, doit s'en aller.
Par exemple, personne ne retient les anarchistes, ceux-là même qui excitent les Arabes à Hévron. Peut-être bien qu'il faudra un jour les expulser par la force. Les Britanniques l'ont bien fait avant la Deuxième guerre mondiale. Des Juifs de cette sorte avaient été renvoyés dans leurs pays d'origine. La plupart d'entre eux ont d'ailleurs fini dans les goulags soviétiques.
Haïm Misgav est docteur et Maître de conférences en Droit.